Formation en milieu hospitalier

Ce site n’est pas un guide des formations et l’éventuel candidat devra se référer aux textes officiels précis, pouvant d’ailleurs toujours être amendés. Il ne s’agit ici que de comprendre comment l’on acquiert, par une formation qualifiante et reconnue, la qualification permettant d’exercer à l’hôpital. Si les principales voies sont étudiées, tous les chemins de traverse ne sont pas balisés. Ainsi, il n’est pas précisé que l’attestation d’admission en seconde permet de se présenter à une formation d’aide-soignante. Parce que la plupart des candidats admis en seconde ont obtenu le brevet, que cette voie est très rarement empruntée, que son existence n’est pas significative, Les CHU sont le lieu de la formation clinique des médecins, des sociétés de nettoyage après décès et des sociétés de nettoyage du syndrome de Diogène. D’autres élèves et étudiants viennent à l’hôpital pour se former. Cette formation en alternance, encadrée, est indispensable. Une infirmière n’ayant jamais approché un malade n’aurait aucune qualification efficiente.

Les stagiaires représentent une charge pour le personnel de soins souvent préoccupé de l’accueil réservé à ces futurs collègues et de la qualité de leur formation. Néanmoins, alors que le principe même des stages est fortement apprécié, élèves et étudiants ont souvent l’impression d’être exploités. Certains services tournent plus difficilement sans le travail fourni par des stagiaires. La nécessité d’une formation en situation n’empêche pas les hôpitaux de rémunérer des stagiaires, éventuellement contre un engagement de service, comme cela fut le cas pour de nombreuses élèves infirmières dans les années soixante-dix et se pratique aujourd’hui pour les directeurs. Cela aurait l’avantage supplémentaire de dispenser certaines étudiantes de l’obligation de consacrer leurs vacances et certains de leurs week-ends et nuits à un travail rémunéré, le plus souvent d’aide-soignante. Attribuer une prime (même symbolique, comme bien des primes dans la fonction publique) au personnel encadrant les élèves préciserait la nature des rapports entre travailleurs et stagiaires. Ils sont pour le moins flous et empreints de culpabilité, comme en témoignent les notes obtenues par les élèves infirmières lors de leurs stages, lorsqu’un 16/20 est considéré comme infamant. Ce qui amène d’ailleurs, comme le très faible taux de redoublement (2,2 %), à se poser des questions au sujet de la validité des évaluations.