Les formations des infirmières après le diplôme d’Etat

Elles s’ouvrent à des professionnelles motivées. Présentant une certaine difficulté, puisqu’elles imposent à des personnes ayant abandonné la pratique des études depuis plusieurs années de se replonger dans une formation d’un bon niveau, elles débouchent rarement sur un échec. Le fait qu’elles s’adressent à des femmes (et à quelques hommes) ayant une identité professionnelle, dans la vie active depuis des années, avec une vie privée qui est celle de personnes d’une trentaine d’années, les rend d’autant plus difficiles, mais apportent à ceux et celles qui les suivent la satisfaction d’une capacité de perfectionnement.

Le diplôme et la formation des cadres infirmiers, largement ouverts aux sciences sociales, sont identiques, que les titulaires deviennent formatrices ou surveillantes. A la suite d’une sélection assez drastique sous la tutelle de la DRASS, elles doivent valider en quarante-deux semaines (dont treize à quinze en stages) six modules. D’autres spécialisations sont offertes aux IDE ayant déjà quelques années d’exercice. La spécialisation en salle d’opération s’effectue en une année, en deux pour une spécialisation en anesthésie-réanimation. Fort sélectives à l’entrée, présentant un indéniable aspect technique, elles demandent l’acquisition de connaissances pointues. La formation de puéricultrice est ouverte aux infirmières et aux sages- femmes. D’une durée d’un an, elle se termine par une épreuve de type examen.

A l’Université, bien des infirmières suivent une formation pouvant les amener à préparer un DEUG, une licence, etc. Mais existent aussi quelques maîtrises de sciences et techniques s’adressant au personnel de soins, à Chambéry, Lille, Paris-IX. A Bobigny (Paris-XIlI) et, dans d’autres universités, ce sont même une licence et une maîtrise qui ont été mises en place à titre expérimental.