Les aides-soignantes

Placée dans une dynamique de continuité de l’exercice hospitalier et donc dans une perspective de formation professionnelle, la formation d’aide-soignant est ouverte avant tout aux ASH. Ils perçoivent généralement leur traitement pendant la durée de leurs études. Quelques candidats n’ont pas travaillé en milieu hospitalier avant leur formation. Ils doivent, en se présentant, avoir au moins dix-sept ans, être titulaires du brevet des collèges, d’un BEP sanitaire et social, ou de quelque diplôme plus rare considéré comme équivalent. Après un concours assez sélectif (environ 20 % de réussite), les élèves auxiliaires de puériculture ne sont pas au bout de leur peine puisque, après un trimestre, des épreuves permettent d’évaluer lesquelles sont capables de poursuivre leurs études. La plus grande partie de la formation est composée de stages et, en fonction de l’évolution précisée au chapitre précédent, une partie croissante du programme est consacrée à l’étude des adultes.

La plupart des aides-soignants ont débuté comme ASH. Mais les ASH sont peu et mal formés. Certes, le temps n’est plus où le nouvel embauché, tout juste vêtu de blanc ou de bleu, était mis en présence d’un malade auquel il devait faire la toilette, sans rien connaître de sa pathologie ni même des aspects pratiques (quand change-t-on l’eau de la cuvette ? Comment tourner un paraplégique ?). Mais la brièveté de formations parfois peu adaptées à un tel public laisse toujours une grande part à l’aide des collègues. Quant au turn-over du personnel à statut précaire, il n’est pas gage d’une préparation sérieuse aux fonctions de soignant, même non qualifié.