Le personnel soignant

La formation des sages-femmes est la plus longue. Elle a lieu dans une des trente-cinq écoles, le plus souvent en relation avec la maternité d’un hôpital. Les stages, qui doivent permettre à la professionnelle de faire face à toute situation, tiennent ici une grande place. Certaines pratiques doivent être maîtrisées : chaque étudiante doit avoir effectué, avant l’issue de ses études, un accouchement avec présentation par le siège. La première année est très générale. Dès la deuxième année, les stages se déroulent en maternité sous la conduite d’une sage-femme. Les gestes techniques les plus difficiles ne sont, théoriquement, pas pratiqués avant la troisième année.

Ce sont dans des écoles pour la plupart privées (une vingtaine sur une trentaine) que les kinésithérapeutes effectuent leurs études. Le coût annuel de l’inscription peut atteindre 25 000 francs, alors qu’il est modique dans le public. Cette formation est souvent consécutive à une préparation organisée en Université : certaines facultés ont une option kinésithérapie (mais aussi psychomotricité et ergothérapie) pour les étudiants en première année de médecine. La première année est théorique, les stages commençant l’année suivante. Si, comme pour les autres formations, un étudiant parvenant en deuxième année est pratiquement assuré d’obtenir son diplôme, il y a un taux de redoublement inhabituel, d’environ un tiers. La pratique de ce métier étant accessible aux mal-voyants, des écoles à Limoges, à Villejuif, à Paris et à Villeurbanne prennent en compte ce handicap. La formation d’ergothérapeute présente des caractéristiques fort proches. La proposition en 1989 de la commission sénatoriale Descours-Huriet de regrouper en un tronc commun les formations de rééducateur n’a pas été suivie d’effet.

Les techniciens de la santé, d’un niveau sensiblement équivalent, ont des filières de formation distinctes et diverses. Les manipulateurs en électroradiologie doivent être titulaires d’un diplôme d’État préparé en trois ans dans une école ou d’un diplôme de technicien supérieur en imagerie médicale et radiologie thérapeutique. De même durée, cette formation s’effectue dans des classes post-baccalauréat de l’enseignement secondaire. Cette diversité prévalait dans la formation des laborantins. Il était possible de préparer selon des modalités différentes trois types de diplôme (DELAM, BTS, DUT) permettant un même exercice. Une réforme de 1996 unifie cette formation et la porte à trois ans.